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Images aléatoires

Durant les vingt dernières années la connaissance des phénomènes biologiques en cause durant l’effort physique et/ou mental chez le chien a grandement progressé. Accumulés au fil des ans, ces données ont permis de faire évoluer l’ensemble des méthodes de préparation de l’animal d’un empirisme parfois éclairé vers une approche concrète de plus en plus rationnelle et fondée, tout en conservant au chien cette variabilité comportementale qui le rend si attachant et passionnant.

La connaissance des bases physiologiques très différentes qui régissent l’effort bref et intense ou l’exercice de stricte endurance, ainsi que celle des leviers organiques qui président à la réunion de qualité aussi opposées que force, résistance, endurance, vitesse, motivation, psychisme ou proprioception, permettent aujourd’hui de mieux définir ce que sont les clefs biologiques d’une performance de travail optimale chez le chien.
Quatre éléments constituent la base de la réussite :

-   la sélection génétique qui, à l’opposé des autres grandes espèces animales domestiques, n’a pas encore chez le chien de travail connu sa révolution des méthodes et techniques d’amélioration génétique. Si elle porte sur certaines aptitudes physiques ou comportementales, entraînant la divergence typologique « beauté-travail » bien connue, elle se doit d’affiner son approche scientifique de l’héritabilité des caractères utilitaires, peut-être par le biais de véritables index de performance.

-       la motivation du chien pour son travail, élément fondamental dont on ne connaît malheureusement pas encore les parts qui reviennent à l’inné et à l’acquis, mais qui passe indéniablement par une meilleure prise en compte de la relation homme-chien.

-    l'entrainement physique spécifique, car outre la répétition et l’appréhension des gestes de ce que sera son travail (olfaction, garde, aide…), le chien de travail doit être considéré comme un véritable athlète. Dans sa définition de base « entraînement » signifie « préparation physique, technico-tactique, intellectuelle et morale de l’athlète à l’aide d’exercices physiques ». Appliquée au chien, cette définition doit amener à décrire des suites d’exercices qui seront demandés par le maître à son ou ses chiens, dans un climat psychologique de confiance qui veillera à préserver l’approche ludique afin d’entretenir la motivation du chien.

-          la nutrition, qui devra permettre à l’organisme du chien de faire face à une dépense énergétique accrue, modifiée qualitativement, et à un stress biologique à la fois organique et psychologique lui-même inducteur de besoins nutritionnels très spécifiques.

Ainsi conduit et préparé, l’effort demandé au chien pourra en certaines conditions être la clause d’affections pathologiques spécifiques qu’il convient de connaître : si le vétérinaire se devra de pouvoir les traiter, autant que faire se peut, sans compromettre la performance future de l’animal, il incombe au conducteur cynotechnique de les prévenir de la manière la plus efficace qui soit. Envisagée ainsi, la prévention devient le seul moyen non pas d’améliorer la performance du chien, mais bien de maintenir celle-ci à un niveau opérationnel qui garantisse la carrière de ce dernier dans une espérance de vie active accrue.

 Ainsi l’optimisation des performances du chien de sport et d’utilité passe également par la réalisation d’études et de protocoles de recherche non invasifs dans ces quatre grands domaines d’activité.


Ci dessus réalisation d'enregistrements de la consommation d'oxygène du chien durant l'effort, à l'instar de ce qui se fait couramment chez le sportif humain de haut niveau.


La biomécanique est la mécanique physique appliquée au vivant. La biomécanique de la course a de nombreuses applications pratiques, notamment en médecine et en sport.
Etudier la locomotion du chien permet d’évaluer sa conformation et ses allures, de repérer des troubles pouvant influer sur la performance, de détecter l’apparition de boiteries et de moduler le travail en fonction des capacités de l’animal.
La biomécanique peut se diviser en deux grands groupes :
-  la biostatique (étude des appuis à l’arrêt ou des forces exercées en statique par les divers systèmes de contention (tendons, muscles…)),
-  la biodynamique (étude du mouvement).
La biodynamique peut elle-meme se diviser en deux sous-groupes :
 - la cinématique du mouvement : l’étude des trajectoires du mouvement proprement dit (par radioscopie, caméra numérique associée à des capteurs photoélectriques…),
-  la cinétique du mouvement : l’étude des forces à l’origine ou impliquées par le mouvement (tapis à capteur de forces, tapis à capteur de pression, accéléromètres…).

 L’activité  biomécanique de l’UMES, en recherche et en clinique du chien de sport, s’articule principalement autour d’un tapis roulant à capteurs de force (cinétique du mouvement) permettant d’analyser les appuis des pattes du chien à différentes allures.

 LES ALLURES

 Le chien peut avancer selon quatre allures différentes :
-  le pas,
-  le trot,
-  l’amble,
-  le galop.

Au pas, le chien pose successivement au sol, une, deux ou trois pattes. C’est une allure complexe à analyser du fait des multiples appuis possibles.

Au trot, le chien pose simultanément une patte avant et une patte arrière du côté opposé. Une succession de différents cycles « en miroir » est visible : antérieur gauche-postérieur droit puis antérieur droit-postérieur gauche. C’est une allure en diagonale.


L’amble ressemble au trot, à la différence que le chien pose une patte avant et une patte arrière du même côté : c’est une allure latérale.

Au galop, l’animal pose les deux pattes avant, l’une venant très rapidement après l’autre, puis de la même façon les deux pattes arrière.


Le chien a naturellement tendance à trotter.

L’allure la plus facile à analyser sur tapis à capteur de forces est le trot car le chien pose ses deux pattes en diagonale au même instant ce qui permet facilement d’étudier et de comparer les deux diagonales. De plus, pour les tapis constitués de plateaux avant et arrière séparés, l’analyse des diagonales permet de réaliser une étude patte par patte en séparant les forces recueillies par les plateaux avant et arrière.


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