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Images aléatoires

La protection et la sécurité des bases de l'armée de l'air française partout dans le mondinsigne-ep.jpge, sont assurées par des unités spéciales dont on entend peu parler mais dont les missions et le travail sont de haute importance.
Il s'agit des Fusiliers commandos de l'air associés à une section cynophile. Ils sont chargés de la protection et de la défense de toute base aérienne française, à l'intérieur comme à l'extérieur du territoire national.
Ils participent également à la prévention et à la lutte contre le terrorisme et l'utilisation des stupéfiants.



insigne-de-la-ba-105-medium2.jpgLa Base Aérienne d'Evreux (Basse-Normandie), la BA 105, base cédée à l'armée américaine dans le cadre de l'OTAN en 1952, nous a ouvert ses portes et permis de rencontrer des hommes de l'Escadron de protection ainsi que leurs chiens de patrouille, de pistage, de recherche de stupéfiants ou explosifs.
Les bâtiments et locaux ont conservé l'empreinte américaine dans un environnement tout aussi verdoyant.
Les patrouilles se font de façon aléatoire, ainsi que des rondes de nuit, sur les 700 hectares de la base.
Les entrainements comprennent des techniques d'auto-défense, sports collectifs et individuels, tir, escalade, treuillage, descente en rappel, exercices de combats avec mise en situation réelle.
Le travail se fait conjointement avec un maitre-chien et son chien dans chaque équipe de patrouille.
Le chien doit être à même de faire face à des attaques ou des coups de feu lors d'intrusion d'un malfaiteur sur le site, c'est pourquoi l'entrainement quotidien avec les commandos permet au chien de s'intégrer dans une équipe de plusieurs hommes et ne pas être perturbé par les interventions des commandos armés lors de l'interpellation d'un intru par exemple.

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Les chiens (au nombre de 26) ont intégré depuis peu (octobre 2006) un tout nouveau chenil, avec des aires de travail adaptées et permettant encore de perfectionner leur apprentissage dans des exercices variés tels que obéissance, agrès, pistage, mordant, sauts, défense d'un local ou d'un véhicule, garde au ferme, détection de substances explosives ou stupéfiantes. Chaque chien est travaillé dans une discipline en fonction de ses aptitudes et sera orienté plutot vers la protection/défense, ou le pistage, ou la recheche de substances.
Ils collaborent également sur le site de la base avec les équipes cynotechniques de la gendarmerie et de la police nationale.
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Merci à l'Escadron de Protection de la BA105 de nous avoir accueilli pour nous faire connaitre leurs missions et nous offrir le spectacle d'un travail d'équipe hommes-chiens de grande qualité.

 


     L’entraînement de l’endurance

 

Il s’agit là de travailler l’endurance du chien et sa puissance aérobie ; celui-ci verra augmenter sa consommation maximale d’oxygène (VO2max) tout autant que son aptitude à prolonger son effort dans le temps.

La manière la plus simple fait appel à la course continue, et consiste à faire par courir l’animal des distances relativement importantes de manière ininterrompue ; que cette course soit « rapide » ou lente, le système aérobie sera pratiquement le seul fournisseur d’énergie.

Mais les méthodes d’entraînement « fractionné » sont tout à fait adaptables au chien. Dans ce cas, on demande à ce dernier des efforts moyennement intenses de 4 à 5 minutes suivi d’un repos ou exercice léger d’une même durée, le tout répété dix à vingt fois sur la même séance.

 

Développer la motivation au travail

 

La motivation du chien, quels que soient son âge ou sa race, reste un élément essentiel dans le domaine de la recherche olfactive, car elle permet notamment de vaincre plus aisément les difficultés de progression rencontrées, ainsi que d’augmenter la durée du temps de travail. En deux mots, cela reste une nécessité pour arriver à ses fins dans le dressage.

 

Le choix

La motivation est développée par le jeu ou la nourriture selon les spécificités rencontrées. Le besoin de se nourrir étant naturel chez l’animal dans le cadre de sa survie, utiliser cette motivation reste simple pour un exercice correctement accompli. Le chien assimile rapidement le fait qu’il est  lorsqu’il reproduit parfaitement l’exercice demandé. Pour d’autres spécialités basées sur l’olfaction, le développement de la motivation au travail est réalisé grâce à un objet. Le goût de l’effort que développera le chien dépendra de la manière dont sera menée la motivation à l’objet.

 

L’expression du jeu

La mise en contact avec cet objet se fera dès le plus jeune âge et sera basé sur les instincts cynégétiques : le chien est attiré le plus souvent par des objets en mouvement et son premier objectif sera de les « saisir ». Cette première phase d’intérêt au mouvement devra être nécessairement complétée par l’instauration d’un jeu entre l’Homme et l’Animal avec comme intérêt « l’objet de motivation ». Le jeu établi se rapproche de celui pratiqué antérieurement au sein de la meute, jeu dont l’objectif principal vise à s’attribuer cet objet. L’animal sera systématiquement gagnant tout en produisant de plus en plus d’efforts. Cette seconde phase est appelée le « saisir-tenir ». Une 3ème phase découle naturellement des deux précédentes lorsque le chien, repoussant ses limites, accroît et affûte sa vigilance pour gagner l’objet qu’il convoite. Cette étape pourrait être dénommée : « saisir – tenir – combattre ».

La notion de combat conforte le chien dans sa position de supériorité car il continue à gagner ses récompenses dans des conditions de plus en plus difficiles. Il développe ainsi une endurance et une résistance au travail dans le seul but de se faire plaisir. Cette augmentation  de performance doit bien sûr être maîtrisée par le conducteur dans le cadre du dressage, afin d’éviter tout débordement.

 

L’entretien et la motivation

Le maintien de la motivation passe également par une phase d’entretien. La régularité du travail et la répétition d’exercices acquis ou en cours d’acquisition, doivent faire l’objet de récompenses donc de retour à une phase de jeu  entre l’animal et son maître. L’entretien de la motivation sera efficace lorsque le chien sera récompensé une ou plusieurs fois durant une série d’exercices correctement exécutés. Il demeure  important qu’aucune « routine » ne s’installe dans l’intensité du jeu, dans le nombre de récompenses et dans les phases de travail durant lesquelles celles-ci seront prodiguées.

En matière de récompenses, on peut se montrer réservé ou démonstratif, selon le caractère du chien : un animal sensible, très proche de son conducteur, se satisfera par exemple d’un réconfort vocal, éventuellement d’une caresse comme renforcement positif à une action correctement accomplie. En revanche, un animal dispersé dans ses centres d’intérêts, aura besoin d’être félicité avec plus d’exubérance lorsqu’un exercice sera correctement réalisé.


                      Généralités sur l’entrainement

 
Le monde du chien de sport ou d’utilité omet encore trop fréquemment cet élément fondamental dans la préparation d’un chien qu’est son entraînement physique, au profit d’une formation spécifique à l’inverse souvent très bien conduite. Il n’en demeure pas moins que de tels chiens sont amenés à se conduire au quotidien comme de véritables programmes de développement et maintien de leur forme physique.

 

Les grands principes d’entraînement

 Contrairement à ce qui se pratique encore trop souvent, n’import quelle activité demandée au chien ne constitue pas forcément un entraînement. En effet, la charge appliquée lors de ce dernier  nécessite non seulement une certaine intensité, mais aussi une durée d’application suffisante afin de se révéler efficace pour l’organisme du chien. Ainsi, dans l’établissement du programme d’entraînement, deux principes doivent impérativement être respectés, comme gages d’efficacité :

-  connaître la principale source d’énergie utilisée lors de l’activité en cause (oxydation des lipides pour l’effort long, glycolyse anaérobie pour l’effort bref, ou combinaison des deux),

- à l’aide du principe de surcharge, proposer  un programme qui permettra de développer au mieux l’utilisation de cette source d’énergie.

On comprend alors la nécessité d’augmenter la charge de travail imposée au fil du temps et au fur et à mesure de l’amélioration obtenue de la performance. Un tel programme ne devra pas se limiter, pour le chien de sport, à une approche annuelle : l’amélioration sera recherchée d’année en année, imposant au conducteur de ne jamais laisser son chien au repos complet durant plusieurs mois, comme c’est parfois encore le cas.

La motivation du chien ne doit pas être délaissée : ce dernier acceptera plus volontiers une course de 10 kilomètres que 10 répétitions d’un même trajet de 1 kilomètre, et préfèrera un parcours varié à un local fermé.

Structurer l’entrainement

Un bon plan d’entraînement est structuré en fonction des objectifs à atteindre :

-       charge progressive et croissante,

-    charge continue (ne cessant pas au prétexte  de vacances ou week-ends prolongés du conducteur),

-     périodicité (montée en puissance, plateau de forme durant les compétitions, transition avec la saison suivante via un désentraînement)

-      succession judicieuse des phases (en début de séance, on place les exercices dont l’efficacité requiert un état reposé de l’animal –exercices de coordination, de vitesse, de force explosive- puis viennent les exercices dont l’efficacité repose sur une récupération incomplète – résistance-, pour enfin terminer la séance par des efforts visant à développer l’endurance).

A partir de ces éléments, chaque programme devra développer les systèmes qui prédominent  dans l’activité physique ou sportive à laquelle il doit préparer le chien : endurance pure (chien de traîneau en longue distance, chien de chasse), vitesse pure (lévriers de course, agility), résistance – vitesse – puissance (chien de ring), endurance – résistance – explosivité (chien de recherche en décombres), etc…

 

                              Entrainer pour l’effort court

 Avant même d’envisager les méthodes d’entraînement transposables au chien pratiquant un effort court, il est important de préciser que même dans un tel cadre le chien ne fonctionne jamais de manière exclusive sous un métabolisme énergétique anaérobie lactique. C’est ainsi que même chez un lévrier de course pratiquant un effort très intense ne dépassant pas trente secondes environ 25 p100 de l’énergie est  d’origine aérobie !

Pour le chien de travail, un entraînement adapté à l’effort court aura pour objectifs :

-          de stimuler l’efficacité biologique et le rendement énergétique du processus anaérobie lactique

-          d’améliorer la tolérance de l’organisme à l’élévation induite  des lactates intramusculaires et sanguins

-          d’augmenter la puissance musculaire du chien afin de lui assurer une meilleure gestuelle de l’effort et surtout d’aider à prévenir les accidents traumatologiques liés à ce dernier.

Chez de tels chiens, toutefois le travail en endurance fondamentale (courses longues à petite vitesse) demeure une nécessité car il contribue

-          au développement optimal du muscle cardiaque

-          au développement du réseau de vaisseaux sanguins, pou une meilleure oxygénation du muscle

-          à faciliter la récupération après un travail intense.

Concernant la filière énergétique anaérobie lactique, le chien doit gagner en puissance et en capacité. La puissance de la filière correspond à sa faculté à produire une très grande quantité d’énergie sur un temps donné. La capacité correspond quant à elle à la faculté de continuer de fonctionner dans le temps. En prenant l’exemple d’un réservoir et d’un robinet, la capacité correspond au volume total du réservoir et d’un robinet, la capacité correspond au volume total du réservoir et la puissance au débit du robinet. Pour le chien, l’idéal est bien sûr de disposer d’un réservoir très volumineux et d’un robinet permettant un haut débit. Plus la puissance est importante et plus l’intensité des efforts qu’elle permet est élevée. Plus la capacité est grande et plus l’intensité des efforts peut être maintenue dans le temps.

Développer la puissance et la capacité de la filière anaérobie lactique présente comme intérêt de pouvoir demander aux chiens d’éventuelles répétitions d’efforts brefs (de l’ordre de une à deux minutes) mais intenses.

D’une manière générale et pour schématiser :

-          avec des efforts intenses de 1 minute environ on agit principalement sur la puissance anaérobie lactique et secondairement sur la capacité

-          avec des efforts intenses de 3 minutes environs on agit principalement sur la capacité anaérobie lactique et secondairement sur la puissance.

º séances visant à améliorer la puissance anaérobie lactique

L’objectif est ici de faire réaliser au chien des efforts obligeant cette filière énergétique à fonctionner à 100 p100 de ses capacités. Le but est que le chien fasse des courses les plus rapides possibles sur des durées de 25 à 45 secondes, suivies de trois minutes de récupération active (pas, petit trot) afin de lui permettre d’éliminer l’acide lactique produit. On peut pour ce faire, sans prendre de risque pour le chien, le faire courir après une motocyclette, ou sur une ligne droite d’environ 400 mètres. Dans ce dernier cas, le conducteur et un aide motivent le chien à l’aide de son jouet ou objet de mordant. Huit à dix répétitions entrecoupées des trois minutes de récupération active évoquées sont nécessaires à un progrès biologique, en veillant bien sûr à maintenir la motivation ludique du chien.

º séances visant à améliorer la capacité anaérobie lactique

Dans ce cas, l’objectif est de faire travailler le chien en ayant au préalable provoqué une accumulation d’acide lactique au niveau de ses muscles. Le but est d’habituer l’organisme à mieux tolérer la présence d’acide lactique et d’essayer de réduire au maximum l’écart existant entre la production lactique et les processus d’élimination de ce dernier.

On peut dans ce cas procéder de manière simple en plaçant le conducteur et un aide à chaque extrémité d’un terrain de football, chacun étant doté d’un objet « jouet » ou de mordant. Le chien est envoyé de l’un à l’autre, en diminuant progressivement son temps de repos passif (récupération passive évitant l’oxydation des lactates) au pied de chaque personne (deux minutes au début, puis jusqu’à 5 secondes après une vingtaine de répétitions de l’exercice).

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