
Bienvenue sur le site de l'Unité de Médecine de l'Elevage et du Sport de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort

Créée en 1996, à l'initiative du professeur Dominique GRANDJEAN au sein de l'Ecole Nationale
Vétérinaire d'Alfort, l'Unité de Médecine de l'Elevage et du Sport a la vocation d'être un trait d'union scientifique et
technique entre les professionnels de l'animal de compagnie et les vétérinaires.
L'UMES s'organise en quatre sous-unités :
- la médecine sportive canine,
- la rééducation fonctionnelle,
- la médecine de l'élevage,
- la biomécanique
L'UMES se trouve dans le campus de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort,
7 avenue du Général De Gaulle 94700 Maisons-Alfort
LES MEMBRES DE L'EQUIPE



Durant les vingt dernières années la connaissance des phénomènes biologiques en cause durant l’effort physique et/ou mental chez le chien a grandement progressé. Accumulés au fil des ans, ces données ont permis de faire évoluer l’ensemble des méthodes de préparation de l’animal d’un empirisme parfois éclairé vers une approche concrète de plus en plus rationnelle et fondée, tout en conservant au chien cette variabilité comportementale qui le rend si attachant et passionnant.
La connaissance des bases physiologiques très différentes qui régissent l’effort bref et intense ou l’exercice de stricte endurance, ainsi que celle des leviers organiques qui président à la réunion de qualité aussi opposées que force, résistance, endurance, vitesse, motivation, psychisme ou proprioception, permettent aujourd’hui de mieux définir ce que sont les clefs biologiques d’une performance de travail optimale chez le chien.
Quatre éléments constituent la base de la réussite :
- la sélection génétique qui, à l’opposé des autres grandes espèces animales domestiques, n’a pas encore chez le chien de travail connu sa révolution des méthodes et techniques d’amélioration génétique. Si elle porte sur certaines aptitudes physiques ou comportementales, entraînant la divergence typologique « beauté-travail » bien connue, elle se doit d’affiner son approche scientifique de l’héritabilité des caractères utilitaires, peut-être par le biais de véritables index de performance.
- la motivation du chien pour son travail, élément fondamental dont on ne connaît malheureusement pas encore les parts qui reviennent à l’inné et à l’acquis, mais qui passe indéniablement par une meilleure prise en compte de la relation homme-chien.
- l'entrainement physique spécifique, car outre la répétition et l’appréhension des gestes de ce que sera son travail (olfaction, garde, aide…), le chien de travail doit être considéré comme un véritable athlète. Dans sa définition de base « entraînement » signifie « préparation physique, technico-tactique, intellectuelle et morale de l’athlète à l’aide d’exercices physiques ». Appliquée au chien, cette définition doit amener à décrire des suites d’exercices qui seront demandés par le maître à son ou ses chiens, dans un climat psychologique de confiance qui veillera à préserver l’approche ludique afin d’entretenir la motivation du chien.
- la nutrition, qui devra permettre à l’organisme du chien de faire face à une dépense énergétique accrue, modifiée qualitativement, et à un stress biologique à la fois organique et psychologique lui-même inducteur de besoins nutritionnels très spécifiques.
Ainsi conduit et préparé, l’effort demandé au chien pourra en certaines conditions être la clause d’affections pathologiques spécifiques qu’il convient de connaître : si le vétérinaire se devra de pouvoir les traiter, autant que faire se peut, sans compromettre la performance future de l’animal, il incombe au conducteur cynotechnique de les prévenir de la manière la plus efficace qui soit. Envisagée ainsi, la prévention devient le seul moyen non pas d’améliorer la performance du chien, mais bien de maintenir celle-ci à un niveau opérationnel qui garantisse la carrière de ce dernier dans une espérance de vie active accrue.


Ci dessus réalisation d'enregistrements de la consommation d'oxygène du chien durant l'effort, à l'instar de ce qui se fait couramment chez le sportif humain de haut niveau.
Commentaires