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Présentation

  • : Unité de Médecine de l'Elevage et du Sport
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  • : Santé
  • : Site d'information et de formation destiné aux vétérinaires, aux éleveurs de chiens et de chats, ainsi qu'aux propriétaires et passionnés de chiens de sport et d'utilité.
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Créée en 1996, à l'initiative du professeur Dominique GRANDJEAN au sein de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort, l'Unité de Médecine de l'Elevage et du Sport a la vocation d'être un trait d'union scientifique et technique entre les professionnels de l'animal de compagnie et les vétérinaires.

 L'UMES s'organise en quatre sous-unités :

-         la médecine sportive canine,

-         la rééducation fonctionnelle,

-         la  médecine de l'élevage,

-         la biomécanique



L'UMES se trouve dans le campus de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort,

7 avenue du Général De Gaulle  94700 Maisons-Alfort



LES MEMBRES DE L'EQUIPE


 




Dominique Grandjean                                                Hélène Bacqué
(Chef de l'Unité)                                          (Secrétariat et Gestion)



 







Aurelien Grellet                                                  Cassandre Boogaerts
(Médecine de l'Elevage)                                    (Médecine de l'Elevage
                                                                                          et Identification)











Karine Le Bleis
                              Laurence Yaguiyan-Colliard
(Réeducation fonctionnelle                         (Nutrition Clinique)
et Médecine Sportive)                                                 










Artem Rogalev                                                Delphine Clero
(Médecine Sportive)
                        (Médecine sportive
                                                                        et Identification)




Pour contacter par mail un membre de l'équipe, cliquez sur sa photo


L’électrothérapie est très employée comme méthode de rééducation fonctionnelle chez l’homme, et depuis de nombreuses années elle est utilisée chez l’animal (cheval, chien).

Elle consiste en l’application d’un courant d’une intensité, de fréquence et de type bien particulier et adapté à chaque affection musculo-tendineuse.

 Les indications de l’électrothérapie sont multiples :

 - Elle peut être utilisée lors de remusculation d’un membre suite à une chirurgie lourde ou suite à une paralysie.

- Elle peut également être utilisée comme effet décontracturant.

- Elle peut être utilisée en mode antidouleur lors d’affections musculo-tendineuse chronique

 L’électrothérapie nécessite le « consentement de l’animal » lors des séances durant une  trentaine de minutes. L’application des électrodes à des endroits précis permet la contraction  musculaire ou l’action antalgique du courant.


Du fait de ses effets anti-inflammatoires, analgésiques et antispastiques, la cryothérapie, qui consiste à valoriser les actions bénéfiques du froid,  est considérée comme une technique incontournable en rééducation fonctionnelle et plus encore en physiothérapie sportive.

Intérêts de la cryothérapie :

L’application de froid sur le corps entraîne une alternance de vasodilatation et vasoconstriction périphérique qui s’achèvent au bout de  20 à 30 minutes par l’établissement d’une vasodilatation. Etant donnée la durée moyenne d’application des traitements par le froid, c’est généralement la vasoconstriction qui prédomine : en diminuant la circulation sanguine locale, cette dernière aide à limiter la formation des hémorragies et des oedèmes.

Elle ralentie le métabolisme (diminution de l’activité cellulaire et enzymatique et de l’inflammation locale) donc l’anoxie tissulaire est réduite et les endothéliums présentent moins de dommages.

Le froid diminue l’excitabilité des fibres et des terminaisons nerveuses à l’origine de la douleur. Il augmente en plus la période réfractaire du nerf entre deux excitation et peut même aller jusqu’au blocage de la conduction. Le froid a donc une action antalgique.

Utilisation pratique de la cryothérapie :

- Elle peut être réalisée simplement à partir de poches de froid ou de glace mais dans tous les cas, l’application de froid doit se faire par l’intermédiaire d’une serviette pour éviter des brûlures par contact direct sur la peau.

-Elle peut se faire par l’utilisation de sprays dans le monde du sport.

-Elle peut être réalisée grâce à un appareil de cryothérapie utilisés par les professionnels  et qui  pulvérise des microcristaux de dioxyde de carbone à -78°C.

Indications de la cryothérapie :

Elle est surtout intéressante lors de traumatismes aigus et post-opératoires : il faut intervenir dans les 24 à 72 premières heures de la phase aiguë de l’inflammation afin de réduire les oedèmes, hémorragies, et d’avoir un effet antalgique.

Durant les vingt dernières années la connaissance des phénomènes biologiques en cause durant l’effort physique et/ou mental chez le chien a grandement progressé. Accumulés au fil des ans, ces données ont permis de faire évoluer l’ensemble des méthodes de préparation de l’animal d’un empirisme parfois éclairé vers une approche concrète de plus en plus rationnelle et fondée, tout en conservant au chien cette variabilité comportementale qui le rend si attachant et passionnant.

La connaissance des bases physiologiques très différentes qui régissent l’effort bref et intense ou l’exercice de stricte endurance, ainsi que celle des leviers organiques qui président à la réunion de qualité aussi opposées que force, résistance, endurance, vitesse, motivation, psychisme ou proprioception, permettent aujourd’hui de mieux définir ce que sont les clefs biologiques d’une performance de travail optimale chez le chien.
Quatre éléments constituent la base de la réussite :

-   la sélection génétique qui, à l’opposé des autres grandes espèces animales domestiques, n’a pas encore chez le chien de travail connu sa révolution des méthodes et techniques d’amélioration génétique. Si elle porte sur certaines aptitudes physiques ou comportementales, entraînant la divergence typologique « beauté-travail » bien connue, elle se doit d’affiner son approche scientifique de l’héritabilité des caractères utilitaires, peut-être par le biais de véritables index de performance.

-       la motivation du chien pour son travail, élément fondamental dont on ne connaît malheureusement pas encore les parts qui reviennent à l’inné et à l’acquis, mais qui passe indéniablement par une meilleure prise en compte de la relation homme-chien.

-    l'entrainement physique spécifique, car outre la répétition et l’appréhension des gestes de ce que sera son travail (olfaction, garde, aide…), le chien de travail doit être considéré comme un véritable athlète. Dans sa définition de base « entraînement » signifie « préparation physique, technico-tactique, intellectuelle et morale de l’athlète à l’aide d’exercices physiques ». Appliquée au chien, cette définition doit amener à décrire des suites d’exercices qui seront demandés par le maître à son ou ses chiens, dans un climat psychologique de confiance qui veillera à préserver l’approche ludique afin d’entretenir la motivation du chien.

-          la nutrition, qui devra permettre à l’organisme du chien de faire face à une dépense énergétique accrue, modifiée qualitativement, et à un stress biologique à la fois organique et psychologique lui-même inducteur de besoins nutritionnels très spécifiques.

Ainsi conduit et préparé, l’effort demandé au chien pourra en certaines conditions être la clause d’affections pathologiques spécifiques qu’il convient de connaître : si le vétérinaire se devra de pouvoir les traiter, autant que faire se peut, sans compromettre la performance future de l’animal, il incombe au conducteur cynotechnique de les prévenir de la manière la plus efficace qui soit. Envisagée ainsi, la prévention devient le seul moyen non pas d’améliorer la performance du chien, mais bien de maintenir celle-ci à un niveau opérationnel qui garantisse la carrière de ce dernier dans une espérance de vie active accrue.

 Ainsi l’optimisation des performances du chien de sport et d’utilité passe également par la réalisation d’études et de protocoles de recherche non invasifs dans ces quatre grands domaines d’activité.


Ci dessus réalisation d'enregistrements de la consommation d'oxygène du chien durant l'effort, à l'instar de ce qui se fait couramment chez le sportif humain de haut niveau.

Le service accueille des consultations sur rendez-vous du lundi au vendredi.  Notre expérience médicale dans de nombreux domaines sportifs tels que les sports de traîneau, les lévriers de course, le ring et tous les secteurs d’utilité (Pompiers, RATP, Police Municipale, Mairie de Paris…) nous permet d’avoir une approche médicale adaptée à la discipline du chien et aux affections qu’elle occasionne. Dans ce cadre, des consultations sont consacrées aux affections spécifiques de la pratique sportive chez le chien (pathologie podale, musculo-tendineuses et ostéo-articulaires) mais aussi à la préparation du chien à l’effort (plans d’entraînement et d’alimentation, tests d’effort sur tapis roulant, contrôle de l’état de forme…).

Par ailleurs, une coopération avec les différents services spécialisés de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort (radiologie, chirurgie, parasitologie, médecine générale…) permet d’optimiser les conduites diagnostique et thérapeutique. Enfin,  le service de rééducation fonctionnelle de notre unité permet souvent d’optimiser la récupération du chien après une blessure ou même de participer à l’entraînement physique du chien.

Contact :
D. CLERO : dclero@vet-alfort.fr

A. ROGALEV : arogalev@vet-alfort.fr

K. LE BLEIS : klebleis@vet-alfort.fr



Whippet présenté pour amyotrophie des muscles du postérieur gauche suite à une contracture du quadriceps.
Un programme de rééducation fonctionnelle adapté a permis de lever la contracture et de remuscler le membre atteint

 


 

Tendinites, entorses, plaies, coupures, ampoules, ongles cassés, quelque soit la discipline pratiquée, les affections podales du chien de sport et d’utilité représentent un motif de consultation très fréquent et de pronostic très variable.

Parmi ses nombreuses activités, l’UMES, en partenariat avec ROYAL CANIN, organise tous les mois une réunion technique destinée aux éleveurs, à leurs vétérinaires et aux étudiants de l’Ecole. Ces réunions, consacrées alternativement aux chiens et aux chats, permettent aux acteurs de la filière d’échanger leurs points de vue sur différents sujets et ainsi de progresser.

Différents thèmes ont été abordés en 2006 : la reproduction en élevage canin, l’allergie alimentaire en élevage canin, la toux de chenil en élevage canin, la consanguinité en élevage canin et en élevage félin, la mortalité néonatale chez le chaton, les teignes félines, les calculs urinaires du chat, et les zoonoses félines.

 

Contact:

Dr Vet Maud Henaff: mhenaff@vet-alfort.fr

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